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L’OMDH rend visite aux détenus de Sefrou | L’OMDH rend visite aux détenus de Sefrou |
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| 07-12-2007 | |
Une délégation de l’Organi-sation marocaine des droits humains (OMDH) s’est enquise dernièrement des conditions de détention, dans la prison civile de Ain Qadous de Fès, des personnes arrêtées dans le cadre des événements qu’a connus la ville de Sefrou le 23 septembre dernier.Contacté par « Libération », M. Atiki a qualifié de «normales» les conditions de détention de ces personnes, relevant toutefois certains dysfonctionnements liés notamment à l’encombrement, la faiblesse du contrôle médical (manque de spécialistes), la qualité de l’alimentation et au manque d’un espace de lecture. Ces observations seront contenues dans un rapport qui sera soumis au ministère de la Justice, a-t-il ajouté. Dans un rapport, l’OMDH souligne que « les évènements de Sefrou étaient loin d’être une surprise pour les autorités de la ville dans la mesure où celle-ci a vécu, tout au long de la semaine, une escalade de protestations et de manifestations». Ces incidents et les dégâts humains et matériels qui en ont découlé et qui ont été estimés à 2,5 millions de dh, pouvaient être évités si toutes les dispositions avaient été prises au moment opportun, selon l’organisation. Cette dernière estime que le pire était arrivé en raison d’un côté, des dépassements des protestataires et de certains délinquants récidivistes et d’un autre, des «flagrantes carences constatées au niveau des préparatifs sécuritaires». D’après l’OMDH, les 50 agents de sécurité déployés n’étaient pas à même d’encadrer une manifestation dont le nombre a frôlé les 2500 participants. La manifestation pacifique, qui a dégénéré à tous les niveaux, a fait 126 blessés dont trois grièvement. La majorité des blessés relèvent des forces de l’ordre, puisque selon le rapport, 59 des blessés faisaient partie des forces auxiliaires, 44 de la sûreté nationale et 20 des blessés des manifestants. Concernant la gestion de la crise, l’organisation considère que les autorités locales ont brillé par leur absence ou par leur manque d’efficacité. «Les attributions et les fonctions du gouverneur de la province, en tant que représentant du gouvernement, ne sont pas exercées de la manière la plus appropriée, en vue de la sauvegarde de l’ordre public», indique le rapport. De même, les élus, les organisations professionnelles, politiques et de la société civile n’ont pas été associés dans la recherche de solutions aux problèmes posés. C’est ce qui se traduit d’ailleurs par l’absence de dialogue avec les citoyens et dont ces différents acteurs locaux auraient joué un rôle crucial. Plus de 40 personnes, dont 10 mineurs, ont été arrêtées lors de ces incidents survenus suite à une « marche non autorisée » organisée à l’appel de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), pour protester contre les hausses des prix de certains produits de première nécessité. Selon une déclaration du gouverneur de la province de Sefrou suite à ces événements, cette marche qui « n’a fait l’objet d’aucune déclaration préalable et qui n’a pas été autorisée par les autorités locales compétentes », a dégénéré, provoquant des dégâts dans de nombreux établissements d’enseignement, administratifs et commerciaux, ainsi que des incendies de plusieurs biens privés. Suite aux événements de Sefrou, un comité de soutien, composé de 17 organisations politiques, sociales et associatives, a été créé. Mouhcine Abou Nada |
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