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Re: Les histoires des prophétes (1 lecteur(s)) (1) Invité(s)
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SUJET: Re: Les histoires des prophétes
#2770
ihsanti (Utilisateur)
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Les histoires des prophétes 1 Année, 6 Moiss plus tôt  
As-salam 3alaykome

ici dans ce topic on va presenter quelques histoires des prophetes

commançant par Mohammed priére d'Allah sur lui (PASL)
 
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#2771
ihsanti (Utilisateur)
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Re: Les histoires des prophétes 1 Année, 6 Moiss plus tôt  
 
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#2775
Scorpionne (Utilisateur)
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Re: Les histoires des prophétes 1 Année, 6 Moiss plus tôt  
Un prophéte Honnête

Voici un événement, parmi d'autres, qui nous montre l'honnêteté de Mohammed (BSDL)

Le jour de la mort du fils de Mohammed (BSDL), une éclipse s'est produite. Ses compagnons faisaient une corrélation entre les deux événements. Au lieu de s'approprier "le miracle", Mohammed (BSDL) leur a dit : " Le soleil et la lune sont des signes de Dieu et Celui-ci ne change Ses signes ni pour la mort ni pour la naissance d'un être! "

Durant sa jeunesse, nous disent ses biographes, il est connu parmi ses concitoyens sous le Nom de " l'homme de confiance ", " l'homme fidèle et sûr ". Dans ses occupations quotidiennes, il ne se livre jamais à un acte déshonnête ni ne participe à un culte idolâtre. Selon l'aveu de ses adversaires, il n'a jamais proféré un mensonge. Le témoignage le plus typique et le plus solennel à ce sujet fut rendu par le chef du parti adverse, qui n'embrassa l'Islam que deux ans plus tard, je veux dire Abou Sofiane. L'empereur romain, Héraclios, en conclut (après un interrogatoire serré d'Abou Sofiane) : " ... s'il ne mentait pas aux hommes, il ne saurait mentir sur le compte de Dieu ..."
Initiation au Coran : M.A.DRAZ, Maison d'Ennour

La façon dont il accepta les persécutions dues à ses croyances. la haute moralité des hommes qui vécurent à ses côtés et qui le prirent pour guide, la grandeur de son oeuvre ultime, tout cela ne fait que démontrer son intégrité fondamentale . La supposition selon laquelle Mohammed serait un imposteur soulève plus de problèmes qu'elle n'en résoud. Cependant, aucune des grandes figures de l'histoire n'est si peu appréciée en Occident que le Prophète Mohammed.

W. Montgomery (non musulman) Mohammad at Mecca, oxford 1953, p52
 
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#2784
ihsanti (Utilisateur)
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Re: Les histoires des prophétes 1 Année, 6 Moiss plus tôt  
Petit passage dans la vie d'un grand prohète : Mohammed ( Prière d'Allah sur lui ) :
PRIEZ D'ABORD SUR NOTRE PROHETE MOHAMMED (صلى الله عليه و سلم

Sa date de naissance

Ibn Ishâq privilégie l'opinion selon laquelle, la naissance du prophète (صلى الله عليه و سلم eut lieu après douze nuits écoulées du mois de Rabî' Al-Awwal de l'An de l'Eléphant. Ibn Abî Shayba relate cette opinion selon Jâbir et Ibn 'Abbâs et d'autres.

Selon Abou Qatâda (رضي الله عنه , on interrogea le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم sur le jeûne du lundi. Il dit : "C'est un jour où je suis né et où je fus suscité comme Messager". (Mouslim)
L'origine de son prénom
Un jour, 'Abd Al-Mottalib était en voyage au Shêm, accompagné de 3 hommes. C'est alors qu'ils rencontrèrent en chemin un Rabbin qui leur demanda de quelle ville ils venaient. Quand il su que ces hommes venaient de la Mecque, il leur répondit que de leur ville sortira un prophète, et qui s'appellera Mouhammad.

Espérant qu'il s'agisse du leur, ces hommes ont tous décidé de donner ce nom à leur prochain fils qui naîtra, ce que fit 'Abd Al-Mottalib pour son petit-fils, le Prophète (صلى الله عليه و سلم.
Quelques signes relatifs à sa naissance et annonçant sa mission future

A la Mecque

Quand Âmina engendra le Prophète (صلى الله عليه و سلم, un Ange vint lui dire : Tu viens d'engendrer le meilleur de cette communauté. Quand tu le mettras au monde, tu diras : "Je prie Allâh l'Unique de le protéger contre tout envieux. Le signe qui confirme ce que je dis est que sa naissance sera accompagnée d'une lumière qui éclairera les palais de Bosra au Shêm. Appelle-le alors Mouhammad, le loué, car dans la Thora il est appelé Ahmed. Il sera loué par ceux qui se trouvent aux cieux et sur la terre".

Interrogé sur sa personne, le Prophète (صلى الله عليه و سلم dira plus tard : "Je suis l'accomplissement du vœu formulé par mon père Ibrahim et l'heureuse annonce faite par 'Issa. Et ma mère a vu, quand elle me porta, jaillir d'elle une lumière par laquelle lui étaient illuminés les palais de Shêm."

Contrairement aux autres femmes, Âmina ne sentait rien des douleurs qui accompagnent les femmes au cours de leurs grossesses. C'est ainsi qu'elle n'était nullement affaiblie. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم naquit en s'appuyant sur ses mains et en levant la tête au ciel. Aussi, il (صلى الله عليه و سلم était circoncis et son cordon ombilical était déjà coupé.

Notons qu'à sa naissance, l'Envoyé était orphelin de père car celui-ci tomba malade lors d'un voyage au Shêm, suite à quoi il décéda à Médine chez ses oncles. Cet événement se passa quelques semaines avant que le Prophète (صلى الله عليه و سلم ne naisse.



En dehors de la Mecque

En Perse, le feu sacré qu'adoraient les Rois Mages s'éteignit et cela ne s'était pas produit depuis 1000 ans. Des églises s'écroulèrent autour du lac Sawa où elles plongèrent. Le rapporte de ces signes est d' At Tabari, d'Al Bayhaki et d'autres. La chaîne de transmission n'est cependant pas fixe et nette.

A Médine, Hassan Ibn Tâbit, qui sera plus tard le poète du Prophète (صلى الله عليه و سلم, raconte, dans son témoignage : "J'étais dans la région où se trouvaient les juifs (à Médine), et 1 des Rabbins est monté sur un mur et s'est écrié : " Ô communauté de juifs ! Aujourd'hui est apparue l'étoile de Ahmed !"

Les juifs avaient en effet l'habitude de scruter le ciel, car ils étaient très biens informés par les livres saints de la naissance prochaine d'un prophète, et savaient qu'à sa venue, il y aurait sur le ciel, une étoile qui n'apparaît qu'à sa naissance ا(صلى الله عليه و سلم
De son enfance à la prophètie
La tutelle par son grand-père

'Abdallâh, le père du Prophète (صلى الله عليه و سلم est mort quelques semaines avant que son fils ne naisse. C'est son grand-père 'Abd Al-Mottalib qui s'occupa de l'enfant et de sa mère.

Son allaitement

La 1ère femme à allaiter le Prophète (صلى الله عليه و سلم fut sa mère, آmina Bent Wahb.

La 1ère femme à allaiter Mouhammad (صلى الله عليه و سلم après sa mère fut Thuwaibah, la captive affranchie de son oncle Abou Lahab. Ceci eut lieu pendant la période où elle allaita son propre fils, Masrouh. Avant d'allaiter Mouhammad (صلى الله عليه و سلم, elle avait allaité Hamzah Ibn 'Abd Al-Mottalib, qui est donc son frère de lait, et ensuite Abou Salamah Ibn 'Abd Al-Asad Al-Makhzûmi.

Sa garde par Halîma


Les arabes sédentaires avaient pour coutume de confier leurs enfants à des nourrices qui vivaient à l'extérieur de la Mecque dans le désert. Celles-ci les emmenaient chez elles jusqu'à un certain âge et les allaitaient.

Un contingent de la tribu de Sa'd Ibn Bakr, branche des Hawâzinites, se rendit alors à la Mecque. Parmi cette tribu se trouvait Halîma, future nourrice de Mouhammad, qui était très pauvre. A cause de sa monture maigre et fatiguée, elle arriva à la Mecque assez en retard sur les autres, et ne put trouver un enfant de riche. Personne n'avait voulu prendre Mouhammad (صلى الله عليه و سلم car celui-ci était orphelin. Les nourrices cherchaient évidemment les enfants dont les parents étaient riches. Ne voulant pas rentrer les mains vides, elle le prit alors, et ne le regrettera jamais...

La "fente de poitrine" (4/5 ans)

Alors que le Prophète (صلى الله عليه و سلم avait 4 ou 5 ans, il se passa un évènement que raconte Halîma elle-même dans son récit : "Quelques mois après notre retour, alors qu'il gardait les moutons avec son frère de lait, derrière les tentes, celui-ci vint en courant nous dire :
Mon frère le Qouraychite vient d'être saisi par 2 inconnus habillés en blanc, qui l'ont mis à terre et lui ont ouvert le ventre ! Nous accourûmes vers lui. Il était debout et pâle. Je le serrai dans mes bras, ainsi que mon mari.
- Qu'as-tu mon enfant, lui dis-je ?
- Deux hommes habillés en blanc, dit-il, m'ont couché par terre et m'ont ouvert le ventre pour y chercher je ne sais quoi..."

Son retour chez sa mère

- Halîma, me dit mon mari (Al-Hârith), je crains que l'enfant ne soit atteint de quelque mal. Ramenons-le chez sa mère avant que sa situation ne s'aggrave. Ce que nous fîmes.
- Qu'est-ce qui t'amène, aimable nourrice? me dit sa mère. N'as-tu pas tenu à le garder ?
- Notre enfant, lui dis-je a atteint l'âge voulu et mon devoir est rempli. Je crains pour lui des imprévus. Je te le ramène dans les meilleures conditions désirées.
- Qu'a-tu donc ? me dit-elle. Dis-moi sans feinte ce qu'il en est.
Elle ne me laissa pas de faux fuyants pour cacher ce qui arrive, et je finis par lui dire la vérité.
- Crains-tu les mauvais esprits pour notre enfant ?
- Oui ! lui répondis-je. Par Dieu, me dit-elle, ils n'ont nulle prise sur lui. Mon fils a un grand destin. Veux-tu que je t'en parle ? Je vis, lorsque je le portais, sortir de moi une lumière qui me fit voir éclairer les palais de Bosra au Chêm. Ma grossesse fut la plus aisée. Quand il vint au monde, sa tête était vers le ciel et ses mains étaient posées sur le sol. Tu peux le laisser et repartir sans souci !

La mort d'آmina (6 ans)

آmina partit un jour avec son noble enfant pour Yathrib (Médine), afin de visiter ses oncles maternels, les Béni Najâr.C'est sur le chemin du retour qu'آmina trépassa soudainement à Abwâ'. (Ibn Hichâm, p 107 ; Suhailî, I, 113.)

Chez son grand-père

Oum Ayman, l'affranchie de son père se chargea alors du Prophète (صلى الله عليه و سلم. Elle parvint à rentrer à la Mecque avec l'enfant, après avoir assisté à l'enterrement d'Amina. Elle le remit à son grand-père, 'Abd Al-Mottalib, âgé alors de 108 ans, prit son petit-fils chez lui. Il fit donc son 2ème tuteur.

On rapporte que toutes les fois que 'Abd Al-Mottalib s'asseyait sur un tapis dans un conseil municipal pour discuter avec les autres conseillers des questions sérieuses, l'enfant Mouhammad aimait à laisser ses jouets et à venir assister au conseil; il voulait s'asseoir à la première place, à côté de son grand-père. Ses oncles le lui défendaient, mais le grand-père disait toujours : "Laissez-le; il se croit un grand homme, et j'espère bien qu'il va l'être; il est si sage". (Ibn Hichâm p.108 ; Balâdhurî, I, § 143- Ibn al-Jauzî, Wafâ, p. 102, 120,130)

Il était en effet bien sage, jamais l'assemblée n'eut à se plaindre qu'il les dérangeât. Le grand-père l'aimait tant qu'aux dires des chroniqueurs (Suhailî.1, 179 ; Balldhuri, I, §146.), un jour, lors d'une disette, il pria Dieu pour la pluie en Le suppliant au nom de son petit-fils, et il ne fut point déçu.

La douleur aux yeux (7 ans)

A l'âge de 7 ans, Mouhammad (صلى الله عليه و سلم eut mal aux yeux, et les "médecins" de la Mecque ne purent le guérir. On rapporte que 'Abd Al-Mottalib se rendit alors au couvent d'un religieux chrétien, près de 'Ukâz, où on lui donna une pre­script­ion qui réussit très bien. (Halabî, Insân, I, 149.)

Mort de 'Abd Al-Mottalib (8 ans)

Mouhammad était âgé de 8 ans, lorsque son grand-père mourut, après l'avoir confié à son fils Abou Tâlib, oncle germain de Mouhammad, en lui recommandant d'en avoir le plus grand soin (Ibn Sa'd l/l, p 75; Tabari. I, 1123.).

Garde par Abou Tâlib

Abou Tâlib fut ainsi son 3ème tuteur. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم restera sous sa garde jusqu'à l'âge de raison.

De sa tante, épouse de son tuteur, Mouhammad (صلى الله عليه و سلم nous dit lui-même : "Lorsqu'elle mourut, quelqu'un me fit la remarque : "Ô Envoyé de Dieu, pourquoi ressens-tu si douloureusement la mort d'une vieille femme ?"
Et je répondis : "Pourquoi pas ? Lorsque j'étais un enfant orphelin chez elle, elle laissait ses enfants avoir faim, mais elle me nourrissait; elle délaissait ses enfants pour me peigner; et elle était comme ma mère"". (Ya'qûbî, II, 14 ; Suhailî, I, 112)

Lorsque le petit déjeuner venait d'être servi, chez Abou Tâlib, tous les matins, la troupe de ses nombreux enfants le pillait avant que Mouhammad (صلى الله عليه و سلم y ait touché ; quand Abou Tâlib s'aperçut que son jeune neveu ne prenait pas part à ce pillage il le lui fit servir à part. (Ibn Sa'd, I/I,p 46 ; Maqrîzî, Imtâ', I, 7)

Son voyage en Syrie (9 ans)

Mouhammad (صلى الله عليه و سلم avait neuf ans, lorsqu'Abou Tâlib se vit obligé à l'idée d'être séparé, même pour peu de temps, de son oncle; il lui demanda de l'accompagner ; Abou Tâlib céda, et c'est ainsi que Mouhammad fit son premier voyage hors de l'Arabie. On peut bien penser que le jeune voyageur n'était pas du tout un fardeau inutile pour son oncle : de mille façons il pouvait lui rendre de petits services, et lui épargner maints inconvénients.

A Busrà, au-delà de la Mer Morte, entre Jérusalem et Damas, la caravane s'arrêta pour faire les échanges usuels et les transactions nécessaires. Comme d'habitude, ils durent camper dans la banlieue de la ville. C'était un territoire byzantin. Ne nous étonnons donc pas s'il y avait un couvent, près des champs où la caravane établit ses tentes. Un certain moine, Bahîrâ, regarda de son couvent la colonie temporaire, et s'étonna du sage comportement de ses voisins, ce qui était rare chez de tels visiteurs.

Il les invita à un repas (Ibn Hichâm. p ll5-117.), probablement dans un but pieux de prosélytisme.

Son travail pour le compte de Khadîja (رضي الله عنها

Un jour, Abou Tâlib dit à son neveu : "Je suis un homme sans fortune, les temps sont devenus durs pour nous, nous avons été tourmentés par ces années de misère, et nous n'avons ni possessions matérielles ni marchandises. Cette femme, Khadîja, envoie des hommes de ton peuple pour faire des affaires avec sa fortune et ils en gagnent un bénéfice. Alors si elle vient vers toi, montre-lui ton honnêteté".

Lorsqu'elle entendit parler du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم notamment de sa véridicité, de sa grande honnêteté et de la noblesse de son caractère, elle le fit venir et lui proposa de prendre la responsabilité de sa caravane de commerce en partance pour le Shâm (dans la grande Syrie, qui engobe la Palestine, la Jordanie, le Liban et la Syrie actuelle) avec son serviteur Maysara, contre la meilleure rémunération qu'elle accordait jusqu'alors aux autres commerçants. Il accepta cette offre et partit avec Maysara pour le Shâm. (Ibn Ishâq)

Le voyage en Syrie

Une fois arrivé, le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم se reposa à l'ombre d'un arbre près de la hutte d'un moine. Le moine alla voir Maysara et lui demanda :
- Qui est cet homme à l'ombre de l'arbre ?
- C'est un homme de Qouraych, des environs du Sanctuaire lui répondit l'esclave.
- Seul un Prophète se reposerait à l'ombre de cet arbre !

On rapporte que ce moine s'appelait Nestor.

Puis le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم vendit sa marchandise et acheta les articles qui l'intéressaient avant d'emprunter la route du retour avec Maysara.

Chaque fois que la chaleur s'accentuait, Maysara voyait deux anges faire de l'ombre au Prophète (صلى الله عليه و سلم alors qu'il était sur sa monture. Lorsqu'il (صلى الله عليه و سلم rentra à la Mecque et restitua à Khadîja (رضي الله عنها ses biens, elle réalisa un profit double ou presque.

Khadîja souhaite épouser le Prophète (صلى الله عليه و سلم

Après avoir hésité pendant quelque temps, elle décida un jour de confier son secret à une amie, Noufaysa, et de lui demander de faire le nécessaire convenablement et discrètement.

Les chroniqueurs disent que Noufaysa était une maulât (métèque) et une muwalladah (née d'un parent non-arabe). Suhaili nous assure qu'elle était kâhinah. Elle est généralement citée comme fille d'une certaine Munyah, sa mère ou sa grand mère.

Noufaysa trouva un jour l'occasion de parler à Muhammad. Elle lui dit : "Tu es maintenant assez âgé ; tu es de bonne famille, et tu es réputé pour ton bon caractère, pourquoi donc ne te maries-tu pas ? Tu dois facilement trouver une fille convenable.
Muhammad s'excusa en disant qu'il n'avait pas les moyens d'entretenir un foyer séparé.
Et elle de dire : Mais si tu en trouves une qui soit riche en même temps que belle et de bonne famille ?
Tout étonné, il lui demanda : Qui peut-elle être ?
Noufaysa répondit : Khadîja !
Muhammad reprit : Impossible qu'elle m'accepte : tous les riches de la ville l'ont recherchée et elle n'a fait que refuser.
Noufaysa l'assura : Si la proposition te plaît, confie-moi cette affaire, et je parlerai à notre amie commune.
Muhammad comprit probablement qu'une telle confiance pouvait bien comporter une mission.

Elle fit venir le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم et, d'après ce qu'on raconte, lui dit : "Cousin, je suis bien disposée à ton égard étant donné nos liens de parenté, la place d'honneur que tu occupes parmi les tiens, ton honnêteté, la noblesse de ton caractère et la véridicité de ta parole".
Puis, elle lui proposa de l'épouser.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم épouse Khadîja après avoir consulté ses oncles (25 ans)

Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم demanda conseil à ses oncles. Ensuite, son oncle Hamza Ibn 'Abd Al-Muttalib (رضي الله عنه l'accompagna chez Khuwaylid Ibn Asad (le père de Khadîja) et demanda la main de Khadîja pour son neveu.

On dit également que c'est son oncle Abou Tâlib qui accompagna le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم et que c'est lui qui a fait le discours du mariage. Il y dit entre autres : "Mohammad n'a pas d'égal parmi la jeunesse de Qouraysh tant sur le plan de la noblesse que du mérite et de la sagesse. Si du point de vue de la fortune il est modestement doté, la fortune telle l'ombre ne perdure jamais. Il désire épouser Khadîja et elle lui échange ce sentiment".

D'après Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما et 'Aicha (رضي الله عنها c'est 'Amr Ibn Asad (l'oncle de Khadîja) qui accorda la main de Khadîja au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم car Khuwaylid avait péri dans la guerre des Fujjâr.

L'âge du Prophète (صلى الله عليه و سلم lors de ce mariage

Ibn Hishâm dit : D'après nombre de savants, selon Abou 'Amr Al-Madanî, lorsque le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم eut 25 ans (21 ans ou encore 30 ans dans certaines variantes), il épousa Khadîja.

La dot de Khadîja

Ibn Hishâm dit : Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم lui offrit une dot de vingt jeunes chamelles.

D'après Ibn Habib, ce fut 12 onces d'argent (soit 480 dirhams), et d'après un autre récit du même auteur, 500 dirhams.

La naissance de Qâsim (26 ans)

Le premier enfant du Prophète (صلى الله عليه و سلم fut un fils, Qâsim, mais il mourut en nourrice, alors qu'il commençait à peine à marcher.

Qâsim naquit probablement en 27 avant l'Hégire. D'après Ibn Hazin (p. 38), Khadîja appela son aîné du nom d'un de ses ancêtres 'Abd al-'Uzzà (adorateur de la déesse al-`Uzzà) ; mais comme Muhammad n'aimait pas de tels noms, il le fit changer en Qâsim (Celui qui distribue, surtout la charité).

La reconstruction de la Ka'ba (35 ans)

La chute pendant les travaux

D'après Jâbir Ibn 'Abd-Dieu (رضي الله عنهما, alors que l'Envoyé de Dieu transportait avec Al-'Abbâs des pierres pour la reconstruction de la Ka'ba, Al-'Abbâs lui dit : "Pourquoi ne pas enlever ton izâr (pagne) et le mettre sur tes épaules au-dessous des pierres?".
Le Prophète ôta son vêtement; le plaça sur ses épaules, mais il tomba bientôt évanoui; fixa ses yeux sur le ciel; puis se leva en s'écriant : "Mon izâr! Mon izâr". Il le remit ensuite autour de ses reines. (mouslim n°514)

L'honneur de placer la pierre noire


D'après Mu'ammar, d'après 'Abdoullah Ibn Outhman d'après Abi Toufayl. Il a rapporté encore d'après Mu'ammar d'après Zuhri (ceci) : "Quand ils la construisirent et atteignirent l'emplacement de l'angle, les Qourayshites se disputèrent au sujet de la désignation de la tribu qui devait la mettre à sa place. Au cours de la dispute, ils se dirent : "allons désigner comme arbitre le premier venu qui entrera de ce passage-là". Cette proposition fut acceptée par tous. Et le premier venu était le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم qui, à l'époque, était un jeune garçon qui portait un habit de Namira. Ils en firent leur arbitre et il donna l'ordre de mettre la pierre sur un morceau de tissu et demanda à chaque chef de tribu de tenir une extrémité du tissu et leur demanda de lever le morceau portant la pierre. Et puis il s'en saisit et le mit à sa place." (Abd Ar-Razzaq)

L'avénement de la prophètie (40 ans)

Les arbres et les pierres le saluent

'Ali Ibn Abî Tâlib (رضي الله عنه dit : "J'avais l'habitude d'accompagner le Prophète (صلى الله عليه و سلم partout où il allait à la Mecque. Un jour, nous partîmes dans l'une des régions de la Mecque et chaque fois que nous passions près d'un arbre ou d'un rocher, ils saluaient le Prophète disant : "Que le salut soit sur toi, Prophète de Dieu"". (At-Tirmidhî, Ad-dârimî et Al-Hâkim)

Ses rêves véridiques

'Orwra le neveu de 'آïcha (رضي الله عنها rapporte qu'elle dit : "Le Message de l'Envoyé de Dieu, quand Dieu voulut l'en honorer er accorder Sa Grâce à l'humanité, débuta par des songes véridiques. Jamais il ne faisait un songe qui ne se révélât aussi clair que le jour". (Az-Zouhri)

Ses retraites spirituelles à la grotte de Hirâ

Cette grotte se trouve sur le haut de Hirâ, qui se trouve au sommet du Mont Nûr (littéralement : Lumière). Situé à un kilomètre à peine de l'emplacement de la maison de Mouhammad (صلى الله عليه و سلم, le Mont Nûr présente un aspect très singulier ; on l'aperçoit d'ailleurs de très loin parmi les nombreuses montagnes qui l'entourent. La caverne de Hirâ est construite avec des rochers éboulés et entassés, qui en forment trois côtés ainsi que la voûte. Elle est assez haute pour permettre à un homme de rester debout, sans que sa tête touche la voûte ; et elle est assez allongée pour qu'il puisse s'y coucher. L'allongement de cette cavité se dirige vers la Ka'bah. Au sol, le roc est assez plat, et on peut y étendre des draps pour y faire une couchette. L'entrée est constituée par une petite ouverture placée assez haut, ce qui oblige à monter plusieurs marches, faites de rochers, avant d'y pénétrer.

La de­script­ion physique du Prophète (صلى الله عليه و سلم
Par 'Abdourrahmân Ibn sa'd As-sâ'idî (رضي الله عنه

'Abdourrahmân Ibn sa'd As-sâ'idî (رضي الله عنه a dit : "Puis il leva ses mains jusqu'à dévoiler la blancheur de ses aisselles et dit : "Seigneur Dieu! Ai-je bien transmis?"". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Par Abou Jouhayfa (رضي الله عنه

Les gens saisissaient les deux mains du Messager de Dieu - quand il était à Bathâ' Makkah - et les passaient sur leurs visages. Le narrateur du récit, Abou Jouhayfa (رضي الله عنه dit : "J'ai pris sa main et je l'ai posée sur mon visage. Elle était plus fraiche que la glace et avait une odeur plus agréable que le musc". (Al-Boukhâri)

Par Abou Yâzid (رضي الله عنه

Les gens se sont assemblées en foule près du Messager de Dieu, après la prière du sobh, à Hajjat Al-wadâ'; Abou Yazîd, par sa force et sa jeunesse, a pu parvenir jusqu'au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم. Il saisit sa main et la posa sur son visage et sa pointrine : il trouva que rien n'était plus frais ni ne sentait meilleur que sa main. (Ahmad)

Par 'Ali (رضي الله عنه

'Ali (رضي الله عنه disait : "Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم n'était ni longiligne ni trop court et avait les paumes et les pieds épais; sa tête était grosse et ses articulations imposantes. Les poils qui descendaient de sa poitrine à son nombril formaient une longue ligne. Quand il marchait, il s'inclinait vers le devant comme s'il descendait d'une pente; je n'ai vu ni avant lui ni après lui un homme comme lui". (At-Tirmidhi n°3570 et qualifié par lui de beau et authentique)

Par Anas (رضي الله عنه

Rabi'a Ibn Abi Abd Rahman a dit : "J'ai entendu Anas Ibn Malik décrire le Prophète (صلى الله عليه و سلم en ces termes : "Il était un homme d'une taille moyenne : ni longiligne, ni trop court ; sa peau affichait une couleur qui n'était ni d'une blancheur éclatante ni brune; sa chevelure n'était ni crépue ni outrancièrement longue"". (Al-Boukhari n°3354, Moulim n°2338)

Qatada dit avoir interrogé Anas Ibn Malik (رضي الله عنه à propos des cheveux du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم... Anas lui a dit : "Les cheveux du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم n'étaient pas crépus, mais droits et assez longs pour atteindre ses oreilles et son cou". (Al-Boukhari n°5565 et Mouslim n°2337)

Selon une version : "ses cheveux frappaient ses épaules". (Al-Boukhari n°5563 et Mouslim n°2338)

Par Al-Bara Ibn 'Âzib (رضي الله عنه

D'après al-Bara Ibn al-Azib : "Le Prophète (صلى الله عليه و سلم était de taille moyenne et avait les épaules larges et une chevelure qui atteignait ses oreilles. Je l'ai vu portant un habit rouge dont je n'avais pas vu de plus beau". (Al-Boukhari n°3358 et Mouslim n°2337)

Al-Bara Ibn Azib (رضي الله عنه dit : "Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم avait de larges épaules et une abondante chevelure et portait un complet rouge. En fait, je n'ai jamais vu un homme plus beau que lui". (Mouslim n°2338)

Par Hasan Ibn 'Ali (رضي الله عنهما

Ya'qoub rapporte que Hasan Ibn 'Ali (رضي الله عنهما a dit : j'ai questionné mon oncle maternel Hind Ibn Abou Hela -qui était un excellent de­script­eur- sur la parure du Prophète (صلى الله عليه و سلم en désirant m'attacher à ce qu'il me décrira (Hind se nomme An-nabbech Ibn Hela At-temimi. Hasan l'appelle oncle maternel par abus de langage pour décrire son lien de parenté avec sa grand-mère Khadija Bint Khouweylid car Fatima n'a pas de frère adulte T).
Il dit : "Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم était magnifique et glorieux. Son visage brillait comme l'éclat de la pleine lune. Il était plus grand que la moyenne et plus court que le "grand maigre". Il avait une grande tête et des cheveux légèrement ondulés. Quand sa tresse se défaisait, ses cheveux tombaient, sinon ils ne dépassaient pas les lobes de ses oreilles. Il avait une chevelure touffue, un teint éclatant de blancheur, un front large et des sourcils longs et courbés, touffus mais ne se rejoignant pas; entre les deux, il y avait une veine qui s'enflait quant il se mettait en colère. Son nez était long et fin et une lumière était sur lui. Quand on ne le contemplait pas, on croyait son nez pointant vers le haut. Sa barbe était épaisse, ses yeux très noirs, ses joues ni creuses ni grosses, sa bouche robuste, ses dents fines, belles et séparées. Les poils de sa poitrine étaient fins, son cou était long et gracieux comme celui d'une poupée d'ivoire, et blanc comme de l'argent pur. Il avait le corps équilibré, un peu gras et alerte. Son ventre et sa poitrine étaient égaux. Sa poitrine était large, ses épaules légèrement écartées et ses articulations solides. Ses parties non poilues étaient illuminées, une ligne de poils courant comme un fil liait sa poitrine à son nombril. Hormis cela, sa poitrine et son ventre étaient nus; ses bras, ses épaules et le haut de sa poitrine étaient poilus. Ses avant-bras étaient longs, ses paumes et ses pieds grands, ses phalanges droites, ses membres grands, droits et équilibrés, les plantes de ses pieds bien creuses. Ses pieds étaient lisses, l'eau en coulait et ne restait pas sur ses pieds [...] En riant, il dévoilait (des dents T) comme des grains de grêle".

Par Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما

D'après Ibn Abbas (رضي الله عنهما, le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم laissait ses cheveux descendre sur son front alors que les polythéistes séparaient les leurs au milieu de la tête. Les gens du livre laissaient leurs cheveux descendre sur leur front et le messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم aimait faire comme eux en l'absence d'un ordre disant le contraire. Et puis il séparait ses cheveux en deux parties. (Al-Boukhari n°3365 et Mouslim n°2336)

Par Jâbir Ibn 'Abdillâh (رضي الله عنه

D'après Jâbir (رضي الله عنه, Le Prophète (صلى الله عليه و سلم avait une barbe très touffue. (Mouslim)

Par Jâbir Ibn Samrata (رضي الله عنه

Jâbir Ibn Samrata (رضي الله عنه dit : "Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم avait une large bouche, de vastes yeux et des chevilles plutôt minces". (Mouslim n°2339)

Par Ka'b Ibn Mâlik (رضي الله عنه

Ka'b Ibn Malik a dit : "Quand le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم était content, son visage rayonnait de lumière au point qu'il ressemblait à un morceau de lune éclatante". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Par 'Othman Ibn 'Abdoullah Ibn Mawhib (رحمه الله

'Othman Ibn 'Abdoullah Ibn Mawhib a dit : "Je suis entré chez Um Salama et elle nous a sorti l'un des cheveux du Prophète (صلى الله عليه و سلم et il était teint [de henné et de katm]". (Al-Boukhari n°5558, [Ahmad n°25328])

Par Oum Hani (رضي الله عنها

Oum Hani a dit : "Le Prophète (صلى الله عليه و سلم arriva à La Mecque les cheveux divisés en quatre grosses tresses". (At-Tirmidhi n°1781, Abou Dawoud n°4191, et Ibn Mâja n°3631 qui ajoute : "Elle entend des bandes de cheveux")
 
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